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La peinture est avant tout une affection qui m'apaise,
je n'y vois ni le moyen de gagner de l'argent, ni d'être reconnue.

     En foulant le sol tahitien en juillet 1999, Frédérique Lapalu ne savait pas encore qu'elle deviendrait, dans les archipels polynésiens, une artiste-peintre couronnée de succès. Masseuse-kinésithérapeute de profession, elle trouve dans la peinture le moyen d'exprimer ses passions pour les "arts sauvages" et les peuples héritiers des traditions tribales. Guidée par une poignée d'amis conscients de ses compétences , une première exposition est organisée. C'est un succès. En quelques mois, La jeune "poppa" devient l'une des artistes les plus médiatisée d'outre-mer. Aujourd'hui, elle part pour la métropole afin de révéler au public les profondeurs primitives de la culture polynésienne.

 

Une réminiscence de la culture traditionnelle polynésienne au travers de ses oeuvres

     En arrivant à Tahiti, Frédérique Lapalu est fascinée par l'esthétisme des motifs du tatouage. Chaque représentation fait référence à une légende ou parfois à un événement de la vie du tatoué. Elle porte le poids d'une partie de la vie tribale des îles et de ses habitants" explique l'artiste. Ce sont les marquisiens qui ont porté cet art à son paroxysme. Il était pratiqué par des grands prêtres tatoueurs selon un long cérémonial. Par ses peintures, l'homme affirmait sa place, justifiait son rang social au sein de la tribu. "C'est la densité de ce passé qui m'a attirée. Comme le batik est la mémoire de l'Afrique, le "tatau" (tatouage en polynésien) est une empreinte des traditions de la Polynésie" commente t-elle

     Frédérique Lapalu va alors étudié l'histoire de ce peuple, de ces îles et rencontre des personnes-clés, des mythes comme Tavana Salmon, l'homme qui réintroduisit le tatouage, sur le territoire. Cernant mieux toute la dimension spirituelle et la portée de ces ornements sculptés à vie et à vif sur la peau, elle entreprend de rendre hommage à la richesse de ce peuple et crée le "Batik marquisien", toile réalisée selon une technique africaine ancestrale et qui exprime un monde de forces vives et originelles.

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Le tapa, pellicule de bois pour ses toiles 

     Pour aborder l'art Polynésien et l'étendue de la culture locale, l'artiste travaille souvent sur du tapa. Le tapa est une matière naturelle typiquement utilisée par les artistes peintres des îles. Suivant le bois, (le mûrier, l'arbre à pain ou le caoutchouc), il peut avoir une couleur écrue ou marron. Mais la fabrication est toujours la même. L’écorce des jeunes branches est râpée à l’aide d’un couteau fin puis le bois est incisé sur toute sa longueur. Il suffit alors de soulever et de détacher la couche de l’écorce. La pellicule obtenue est enfin aplatie durant des heures jusqu’à l’obtention d’un tapa aussi fin que du tissu.

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"Celui que j'utilise vient pour l'essentiel des îles Fidji, explique Frédérique Lapalu. Je le travaille comme une toile de peinture".

 

Un métissage entre l'Afrique et l'Océanie

     Sa passion pour les arts primitifs, son affection pour la peinture "reflet des traditions" n'est pas l'écho d'une mode mais s'est révélée alors que la jeune femme traversait les frontières, parfois arides, de l'Afrique. Là, un groupe d'artistes, en huis-clos lui enseigna, au coeur des coutumes, l'art de créer le batik. 

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     "Cette forme de peinture est un moyen d'expression qui va le plus souvent représenter la vie paysanne ou des cérémonies religieuses." Autrefois, les couleurs étaient obtenues avec de la teinture à base de terre, de feuilles d'arbres tel que le cola pour le rouge ou l'oranger pour le jaune. "Selon la même technique, je réalise mes batiks marquisiens. Très souvent, ils sont faits à partir de pigments naturels" dévoile t-elle.

     Grâce aux brassages de ces deux cultures aux profondes racines, Frédérique Lapalu a réussi à donner naissance à des oeuvres où les éclats de lumière réfléchissent sur le miroir des traditions. Ses peintures nous font pénétrer les valeurs suprêmes de l'Océanie en empruntant les chemins artistiques de l'Afrique.

 

Magie sur la toile

Pour voir précisément la représentation d'un tatouage, cliquez sur celui-ci. 

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Des batiks marquisiens à Monaco

     L'année 2001 s'annonce sous le signe de la découverte puisque dès le début d'année, l'artiste partira pour la principauté où elle exposera durant plus de deux mois dans diverses agences bancaires. "Cette banque est prioritairement ouverte sur l'Afrique et l'Océanie. Les dirigeants, ont trouvé dans mon travail, l'influence culturelle de ces deux continents. La culture africaine est en plein essor depuis quelques années. La Polynésie mérite que l'on porte la même attention à la richesse de ses valeurs." L'artiste entend bien exporter un peu de l'histoire des îles des TOM en les présentant sur un support et dans un décor typiquement local. Sable blanc et noir de Tahiti, Feuilles de pandanus, coquillages et nacres sont autant de produits pour mettre en relief ses oeuvres. Le public risque de porter un autre regard, de découvrir une autre Polynésie.

     Les médias se sont intéressés de près à l'artiste et ont relaté bon nombre de ses expositions au travers d'articles de presse ou de sujets télévisuels. Invitée devant les caméras, les Polynésiens ont appris à apprécier le talent de cette "poppa" (métropolitaine en tahitien) blonde qui peignait le tatouage des îles Marquises. "Les médias m'ont permis d'expliquer que je ne m'appropriais pas le tatouage, que je ne volais pas ses histoires. Il appartient à la culture d'ici. Je ne fais que le véhiculer au travers de mes réalisations" insiste t-elle. "J'utilise d'ailleurs de la couleur (contrairement au tatouage traditionnel qui est noir) pour traduire mon impression personnelle de la Polynésie".

Pour écrire à l'artiste : fredlapalu@hotmail.com 

Frédérique LAPALU : Un nouveau regard sur les Arts Premiers Polynésiens
Stéphane Marie - stephbdx@hotmail.com 

 

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